Une traduction juridique ne se contente pas d’être lue : elle sert face à la partie adverse, au juge ou à l’administration.
Un mot approximatif, sans conséquence dans un simple rapport, peut dans un acte faire perdre un argument ou vider une clause de ce que vous aviez négocié.
Ce que cela coûte quand c’est mal fait
- Une institution étrangère traduite par le nom d’une institution locale : votre destinataire croit la connaître, et se trompe.
- Un article de loi retraduit au lieu d’être cité dans sa version officielle : le texte ne correspond plus à la loi, et le document perd sa crédibilité dès la première lecture.
- Une traduction sans nom, sans date, sans attestation : sa valeur probante se discute.
- Un consentement fondé sur une traduction approximative : ce qui a réellement été compris et accepté devient contestable.
Ces quatre points, et un cinquième, sont développés dans « Cinq pièges de traduction qui se paient en droit », paru sur le Village de la Justice et sur Jubel.
Documents traduits, par exemple
| Procédure | conclusions, citations, requêtes, jugements et arrêts, ordonnances, exploits d’huissier… |
|---|---|
| Actes et contrats | contrats, conventions de transaction, actes notariés, statuts, procurations, baux… |
| Conseil | avis de droit, correspondance d’avocats, notes de doctrine, mémoires d’arbitrage… |
| Réglementaire | décisions administratives, textes de conformité, politiques internes… |
La méthode propre au droit
Le vocabulaire suit le droit qui s’applique
Un contrat soumis au droit néerlandais garde ses notions néerlandaises reconnaissables ; un jugement belge se rend dans le français judiciaire belge ; une décision suisse dans la langue de l’administration fédérale.
Les textes cités viennent de leur version officielle
Un article de code, une directive européenne, un passage de jugement : chacun est repris de sa version officielle.
Lorsqu’une version officielle existe dans la langue de traduction, c’est elle que je cite ; sinon, je traduis le passage et j’en indique la référence.
L’attestation de conformité
Sur demande, la traduction est accompagnée d’une attestation de conformité datée et signée, qui engage ma responsabilité professionnelle.
Vérifiez auprès de votre destinataire qu’elle répond à son exigence.
Ce que la norme ISO 17100 couvre : la méthode.
Depuis 9 langues, vers l’anglais, le français ou le néerlandais : le détail par langue.
Trois français, trois publics : la page Langues.
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